Euro-France Editions Agence Nationale Pour l'Emploi
Retour à la page d'accueil
... ...
Animalier-Environnement
Artisanat
Arts et Indust. graphiques
Automobile
Bâtiment-Travaux publics
Bois
Commercial de terrain
Contact
Défense
Grande distribution
Gde distrib. spécial.
Hôtellerie-Restauration
Informatique
Mécanique
Néo-restauration
Technologie avancée
Téléphonie
Télétravail
Tourisme-Loisirs
Transport
Santé
Sécurité
Social
Sport
Vente
Métiers du Web
Autres métiers - 100 sites
Le coin du fureteur
Les jeunes témoignent...
200 Vidéos
Fournisseur expert de l'éducation
ENTREPRISES
Créer son entreprise - trouver des financements
A ce stade du projet, il convient de réunir les capitaux qui seront nécessaires pour financer les différents besoins durables identifiés dans les étapes précédentes.
En effet, le financement correct d'un projet est une des conditions de pérennité de la future entreprise.Il est donc nécessaire d'identifier les différentes ressources financières adaptées aux besoins.
Quelques explications préalables

Les besoins durables de financement
Ils comprennent :

- les frais d'établissement : honoraires de conseil juridique, de fiscaliste, de conseil en brevet, frais de constitution de l'entreprise, éventuellement frais de première publicité?
- les investissements : par exemple, l'achat ou la construction d'un local, les frais d'installation, l'acquisition de machines, matériels, véhicule, ordinateur, pas de porte ou droit au bail, etc...
- les dépôts et cautionnements à verser : par exemple les loyers versés en garantie pour le local,
- le Besoin en fonds de roulement (BFR), c'est à dire le montant d'argent utilisé en permanence, tant pour l'achat et la détention du stock nécessaire à tout moment pour que l'entreprise fonctionne correctement (montant diminué des facilités de paiement consenties en permanence par les fournisseurs) que pour accorder des délais de paiement.
En effet, si l'entreprise doit avoir en permanence un choix important à proposer à sa clientèle, si elle doit travailler pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines, avant de pouvoir émettre des factures, ou encore, si elle est obligée de consentir pour chaque vente un délai de paiement à son client, la notion de BFR prend une importance cruciale pour sa pérennité.
Une sous-estimation du BFR ou un mauvais financement préalable de celui-ci entraînera des problèmes de trésorerie à court terme.

Les ressources financières durables
On distingue deux catégories de ressources durables :

- les capitaux propres, composés de ses apports personnels ainsi que de ceux de ses associés, ainsi que les primes ou subventions d'investissement éventuelles,
- les emprunts à moyen ou long terme.

Remarque : les opérations de crédit-bail consistant à mettre à la disposition de l'entreprise le bien nécessaire à son activité sous forme d'une location, suppriment le besoin durable et la ressource financière nécessaire pour satisfaire ce besoin durable.

Panorama des moyens de financement
Types de financements
Sources de financements

 > Épargne personnelle

- le créateur
- ses associés

 > Aides ou subventions à la personne

- l'Etat : dispositif EDEN (encouragement au     développement des nouvelles entreprises)
- les collectivités locales 
- les fondations

>  Prêt d'honneur, c'est à dire sans garanties, et crédit solidaire

- les plates-formes d'initiative locale (FIR ),
- le Réseau Entreprendre
- l'ADIE
- France-Active
- les collectivités locales
- les autres organismes de prêts d'honneur ou     de développement économique, fondations,     caisses de retraite, certains employeurs... 

 > Prêt bancaire personnel

- certaines banques commerciales 

 > Participation dans le capital

- Organismes de capital-risque ,
- Clubs d'investisseurs, Cigales ,
- Sociétés de reconversion,
- Investisseurs individuels,
- Association Love Money pour l'Emploi ...

>  Primes, subventions à l'entreprise

- l'Etat
- les collectivités locales

>  Prêts à moyen/long terme à l'entreprise

- les établissements de crédit
- les sociétés de reconversion 

Un prêt sans garantie : le Prêt à la création ou à la reprise d'entreprise (PCE - PRE )

 > Crédit-bail

- banques
- organismes spécialisés

L'épargne personnelle
L'apport personnel est indispensable pour :
- inspirer confiance aux tiers, en particulier lors d'une demande de crédit,
- autofinancer certains besoins durables écartés par les banques : frais d'établissement, investissements incorporels autres que le fonds de commerce, 30 % du prix des investissements physiques, et souvent le Besoin en fonds de roulement.

> Cet apport peut être constitué, au préalable, progressivement et pendant deux ans au minimum (jusqu'à 45 800 euros) en souscrivant, dans une banque, un Livret épargne entreprise (LEE), permettant ultérieurement de solliciter un prêt pour créer son entreprise. Le montant et la durée de ce prêt sont fixés de telle sorte que le total des intérêts à payer soit égal au total des intérêts acquis durant la phase d'épargne, multiplié par 1,6.
Le taux de ce prêt atteignait, en août 2003, 4,50 % (taux variable) ou 5 % (taux fixe) hors assurance décès incapacité.

Nouveau: la loi sur l'initiative économique n° 2003-721 du 01/08/2003 permet désormais de retirer les fonds déposés avant 2 ans, sans perdre l'exonération d'impôt sur les intérêts acquis, s'ils sont utilisés dans les 6 mois au financement d'un proejt de création ou de reprise d'entreprise par le titulaire du LEE, son conjoint, un ascendant ou descendant.

> L'apport personnel peut également provenir d'un Plan d'Epargne en Actions (PEA) qui est un dispositif ouvert pour une durée minimale de 8 ans, permettant d'investir une partie de son épargne dans des titres d'entreprises cotées ou non.
Les dividendes et plus-values sont exonérés d'impôt sur le revenu si aucun retrait du PEA n'est effectué avant 5 ans.

Nouveau: la loi sur l'initiative économique exonère d'impôt sur le revenu (mais pas de prélèvements sociaux) le retrait ou le rachat de sommes ou valeurs d'un PEA avant 5 ans, si les sommes sont affectées dans un délai de 3 mois au financement de la création ou de la reprise d'une entreprise. Entre la cinquième et la huitième année, les retraits ou rachats n'entraînent pas d'imposition à l'impôt sur le revenu. Seuls les prélèvements sociaux sont dus. Le PEA n'est pas clos si les sommes en résultant sont affectées, dans les mêmes conditions que précédemment, au financement de la création ou de la reprise d'une entreprise par le titulaire du plan, son conjoint, un descendant ou ascendant.

> La loi pour l'initiative économique précitée permet également d'utiliser l'épargne-logement pour financer un local à usage commercial ou professionnel, dès lors qu'il comportera également l'habitation principale du bénéficiaire.

Les aides et subventions au créateur
Elles sont essentiellement distribuées par l'Etat ou les Collectivités Locales, mais certaines Fondations, Associations ou Organismes aident des créateurs sélectionnés en leur accordant un don ou une bourse.
Le dispositif national de prime à la création d'entreprise - "EDEN" - mis en place à l'attention des jeunes demandeurs d'emploi et des personnes en situations précaire, a été reconduit pour l'année 2003.
Pour plus de précisions, se reporter à la rubrique "aides" du site.

Les prêts personnels
Ils permettent de compléter l'apport personnel. Certains organismes extra-bancaires attribuent des prêts d'honneur sans exiger de garanties. Ces prêts sont généralement accordés à taux réduit, voire à taux nul.
De même, quelques banques accordent des prêts à des conditions minorées, à l'occasion souvent d'accords passés avec des structures s'occupant de créations d'entreprise : clubs de créateurs d'entreprise, boutiques de gestion, organismes de développement économique local, ....
Enfin, certains employeurs accordent des prêts aux salariés souhaitant quitter leur emploi pour créer une entreprise.

Les prises de participation au capital
Cette possibilité ne concerne que les sociétés créées dans certains types d'activités.Très peu d'entreprises peuvent recourir au capital-risque, qui consiste en une prise de participation temporaire et minoritaire par un organisme spécialisé dans ce type d'intervention.
En effet la sélection des projets est extrêmement rigoureuse.
Il est, par contre, envisageable d'ouvrir son capital à un investisseur : épargnant, associé, fournisseur, client, business angel, etc...

Le réseau Business Angels ®, moyennant rémunération, permet de présenter ses besoins de financement à des investisseurs personnes physiques accrédités et de qualité.
D'autres opérateurs (chacun ayant ses propres spécificités), interviennent également : Club des Business Angels, Proxicap Invest, Leonardo, MGT, Finance et Technologie.

Il est également possible de trouver des associés ou des propositions de prise de participation par l'intermédiaire de bourses d'opportunités ou de bulletins d'affaires : se renseigner localement auprès des Chambres de commerce et d'industrie ou des Chambres de métiers.

Les proches - parents et amis - peuvent souscrire au capital de la société et bénéficier ainsi d'une réduction conséquente d'impôts sur le revenu.

Enfin les Clubs d'investisseurs pour une gestion alternative et locale de l'épargne solidaire (CIGALES) peuvent intervenir pour des montants modestes : 3 000 euros en moyenne. Il en est de même des Associations Love Money pour l'Emploi qui peuvent réunir plusieurs dizaines d'investisseurs particuliers sur un même projet.

Les primes et subventions à l'entreprise
La plupart de ces aides financières ne concernent pas spécifiquement la création d'entreprise, mis à part certaines primes régionales et l'aide de l'ANVAR pour les créations d'entreprises innovantes.

Les subventions ne peuvent être prises en compte pour financer les premiers besoins durables de la nouvelle entreprise. En effet, elles ne sont généralement perçues que plusieurs mois après le commencement de l'activité et souvent une partie du paiement de la subvention est conditionnée à la réalisation préalable de certains engagements (investissements, embauches...).
Il est toujours possible d'essayer d'obtenir un crédit-relais bancaire pour disposer des fonds dès la notification de l'attribution de la subvention ou bien de tenter de caler le paiement de certains investissements de départ sur la date probable de perception de ladite subvention, mais l'exercice est dans le premier cas difficile et risqué dans le second !

Les prêts à moyen et long terme
Sans qu'il y ait de règle absolue, les banques habituellement ne financent qu'à hauteur de 70 % du montant hors taxes les investissements physiques, le fonds de commerce s'il y a lieu et éventuellement, mais souvent avec réticence, le Besoin en fonds de roulement.
Le banquier limite fréquemment son engagement à hauteur de la mise du créateur : il considère que les fonds propres doivent au moins égaler l'emprunt sollicité.
La durée maximale des prêts est fonction de la durée fiscale d'amortissement des biens financés. Un nouveau dispositif a été mis en place pour aider les créateurs : le PCE (Prêt à la création d'entreprise). Il s'agit d'un prêt accordé par la BDPME (Banque du développement des petites et moyennes entreprises) sans garantie ni caution personnelle, susceptible de financer les frais liés au lancement de l'entreprise : constitution du fonds de roulement, frais de démarrage... Ce prêt peut être octroyé à tout type de créateur, pour autant qu'un crédit à moyen ou long terme soit, en même temps, octroyé par une banque. A noter : le PCE peut également être utilisé pour reprendre une petite entreprise saine.

Certains types de créations peuvent prétendre à des financements à taux plus avantageux que les crédits classiques : les créations dans les secteurs de l'industrie, des services aux entreprises, du BTP, du commerce et de la réparation automobile, des transports, de l'hôtellerie, du négoce de gros et commerce de détail (sauf entreprises de plus de 10 salariés), des hôtels et restaurants, de la formation permanente, des ambulances, des laboratoires d'analyses médicales, des centres d'aides par le travail et ateliers protégés, des services collectifs et sociaux, des activités récréatives culturelles et sportives, de l'agriculture pour certains investissements de modernisation, grâce aux prêts CODEVI (appelés également PBE : Prêts bancaires aux entreprises.)

Le crédit-bail
Mobilier ou immobilier, le crédit-bail permet de financer à 100 % un bien professionnel.
Juridiquement c'est une location assortie de la possibilité de devenir propriétaire du bien loué au plus tard en fin de contrat pour un prix fixé d'avance tenant compte pour partie des loyers versés.

Pendant la durée du contrat de crédit-bail, le bien financé n'est pas inscrit au bilan de l'entreprise.
Cette formule, sécurisante pour les crédit-bailleurs qui restent propriétaires des biens financés, permet une certaine souplesse.
Ce type de financement est un peu plus cher que le crédit classique et moins intéressant depuis que les crédit-bailleurs imposent le versement d'un dépôt de garantie ou un premier loyer important dans le barème de location.
Toutefois, le crédit-bail présente l'avantage important d'éviter le problème de la récupération de la TVA payée sur les investissements de départ.

Les dispositifs de cautionnement en faveur du créateur d'entreprise
En principe, les banques ne prêtent pas sans exiger des garanties : d'abord sur les biens financés (hypothèque, nantissement, gage), ensuite, selon le cas, par des cautions personnelles.
Si, après analyse, les garanties prévues sont jugées insuffisantes, le dossier risque d'être refusé sauf à prévoir d'autres sûretés. Par exemple la prise en charge partielle du risque de la banque par un organisme tiers : fonds de garantie ou sociétés de caution mutuelle.

Les Fonds de garantie peuvent être nationaux, régionaux ou locaux et concerner particulièrement la création d'entreprise comme :

- SOFARIS , qui intervient à hauteur de 70 % pour les entreprises en création relevant de toutes activités, à l'exception : de l'agriculture traditionnelle dont le chiffre d'affaires est inférieur à 5 millions de francs, du secteur immobilier, des grandes et moyennes surfaces de plus de 10 salariés, de l'enseignement général, des activités associatives.

- Le Fonds de garantie à l'initiative des femmes FGIF, qui apporte sa garantie aux créatrices à hauteur de 70 % pour un financement bancaire compris entre 5 000 et 38 000 euros.

- Les fonds de garantie de FRANCE ACTIVE, tournés vers des créateurs en situation personnelle difficile : allocataires du RMI, chômeurs en fin de droits.

- Les Sociétés de caution mutuelle (SCM) généralistes comme la SIAGI ou spécialisées par secteurs d'activité donnent généralement leur garantie à hauteur minimale de 50 %. Les emprunteurs paient une commission de risque, versent souvent une contribution restituable de l'ordre de 1 à 4 % du crédit, au titre de la mutualisation et le cas échéant doivent souscrire au capital de la SCM pour 0,50 ou 1 % du concours garanti.

- SOFARIS Région - filiale de SOFARIS et de la Caisse des Dépôts et Consignations - a passé des accords avec certains Conseils régionaux ou généraux pour mettre en place un régime de garantie généralement plus favorable aux créateurs d'entreprises que les fonds de garantie habituels. Malheureusement il arrive que les banquiers connaissent mal les dispositifs de garantie, ne pense pas toujours à les utiliser et donc refusent un dossier qui aurait pu être financé grâce à une minoration de son risque.

Recommandations

Les banques ayant actuellement une attitude réservée envers les créateurs, pour espérer convaincre un banquier il faudra :

> avoir un bon dossier : complet, précis, concis, clair, soigné et vendeur,
> être crédible en maîtrisant toutes les notions du dossier, en particulier les concepts essentiels de la partie financière : savoir ce que représente un BFR, ce qu'est un compte de résultat, un plan de financement, un plan de trésorerie, etc...
> avoir préparé la négociation,
> s'être entraîné plusieurs fois à bien présenter oralement son projet.

En cas de crainte sur l'obtention d'un crédit à cause de garanties trop faibles, il ne faut pas hésiter à prendre l'initiative de rechercher une prise en charge du risque auprès d'un dispositif de garantie.

Pour savoir plus, cliquez ici

 

Choisir un métier
Question d'orientation
Sites utiles
En France
A l'étranger
Chercher une formation
Sites utiles
Entreprises qui recrutent
Création d'entreprise
Informations
ANPE
APEC
Stages France Europe
Sites utiles
Métiers et TV
Cités des Métiers
Olympiades des Métiers
Festival de Pézenas
Mondial des Métiers
Femmes et Métiers
Meilleur ouvrier de France
Autres événements
Sur Info-metiers
Sur le Web
Comment utiliser ?
et hot-line
Contact
Partenaires
La presse en parle
Archives