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ENTREPRISES
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Créer
son entreprise - les premiers mois d'activité
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 Durant
les premiers mois d'activité, le créateur
va découvrir et se familiariser avec un
nouveau monde, celui de l'entreprise et de son
environnement - et mettre en oeuvre les moyens
et procédures qui permettront de contrôler
l'efficacité commerciale et administrative
de l'entreprise.
L'objectif de cette rubrique, en cours de construction,
est d'apporter au nouvel entrepreneur le minimum
de connaissances et de conseils qui lui seront
nécessaires pour lui permettre de passer
le cap de ces premiers mois d'activité
sans encombre.
Il va devoir notamment : |
| Concevoir
et mettre en place ses actions commerciales |
Vendre représente désormais
le premier objectif de l'entreprise !
En repartant des actions commerciales
définies dans le dossier de création,
il convient maintenant :
- de détailler leur contenu en se remémorant
pour chacune d'elle leur objectif,
- de se doter d'un outil (tableau de bord) qui
permette de définir les différentes
phase de chaque action ainsi que le temps à
y consacrer et de vérifier que leur coût
soit bien en adéquation avec le budget
prévu à cet effet.
En suivant bien l'effet de chaque action, on peut
identifier celles qui ont le meilleur ration "coût/temps/efficacité".
Les actions de communication
ont pour but d'aider le créateur à
atteindre ses objectifs commerciaux en lui procurant
une visibilité auprès de la clientèle
qu'il entend convaincre. Si ces actions sont efficaces,
elles doivent, en toute logique, générer
une croissance de l'activité.
Mais attention, la croissance n'est pas toujours
synonyme de réussite ! Elle peut se retourner
de manière redoutable contre l'entreprise
en phase de démarrage qui se trouve "dépassée"
après quelques articles dans les journaux,
une petite campagne publicitaire ou un mailing...
En effet, à ce stade de son développement,
l'entreprise n'a pas forcément la trésorerie
nécessaire pour faire face à un
accroissement de son activité avec toutes
les conséquences que cela implique (embaucher
rapidement, acheter de nouveaux équipements...).
D'où l'utilité de préparer
et tenir à jour avec soin le plan de trésorerie.
Voir étape "comptes prévisionnels".
Il convient donc de respecter
quelques principes avant de lancer une action
de communication :
> Attendre
que le produit ou le service soit parfaitement
mis au point. En effet, un client insatisfait
génère une contre-publicité
qui peut faire perdre des parts de marché
et plusieurs années de profit.
> Ne pas
faire de publicité si le prix de vente
n'est pas encore fixé. En effet, le prix
de vente n'a pas qu'une signification économique
pour le client.
> Ne pas
engager pas une politique de communication sans
être sûr d'avoir les moyens de suivre
la demande. Rien de plus négatif que des
retards de livraisons, ou de ne pas offrir le
service prévu.
> Ne pas
communiquer vers le consommateur avant d'être
sûr de maîtriser un niveau de distribution
efficace. Il faut que le consommateur puisse trouver
le produit qu'on lui propose à proximité
de chez lui. Il n'ira pas le chercher au-delà
d'un périmètre acceptable (sauf
très rare exception).
> Ne pas
acheter "d'espace publicitaire" trop
tôt avant l'ouverture. Cela permet de disposer
du temps nécessaire au démarrage
proprement dit de l'entreprise, qui comporte toujours
une part d'imprévu venant retarder le bon
fonctionnement de celle-ci. Mieux vaut procéder
à une inauguration officielle, ou à
l'insertion d'un article dans la presse, deux
à trois semaines après l'ouverture
et être assurer de pouvoir satisfaire sa
clientèle.
> Tenir
compte de la saisonnalité et communiquer
régulièrement. Il faut tenir compte
de la saisonnalité réelle ou supposée
du produit ou service proposé, et communiquer
deux fois par an au minimum car c'est le seuil
minimal d'efficacité de la communication.
*
Pour en savoir plus sur les actions commerciales,
se reporter à l'étape "Etude
de marché". |
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| Faire
face à des échéances fiscales
et sociales, et pour cela, comprendre les principes
qui régissent la fiscalité de l'entreprise |
TVA, TP, IS, IR, régime
micro, régime réel, franchise en
base, taxe sur les salaires, taxe professionnelle...
la création d'une entreprise plonge inévitablement
les créateurs dans un nouvel univers qui
peut paraître imcompréhensible, voire
effrayant, pour un non initié !
Le « métier » de chef d'entreprise
suppose de prendre à tout moment un certain
nombre de décisions d'ordre fiscal.
Pour éviter de se laisser surprendre et
être mesure de dialoguer avec les administrations
concernées, il est indispensable de connaître
et de comprendre les principes de base qui régissent
la fiscalité des entreprises et les obligations
comptables qui en découlent.
De manière très
schématique, il faut savoir que la majorité
des entreprises sont soumises à trois grands
types d'imposition :
> L'imposition de
ses bénéfices :
Toute la complexité du système
d'imposition des bénéfices de l'entreprise
tient au fait que l'on confond généralement
deux choses :
- le type d'imposition : imposition sur le revenu
(IR) ou imposition sur les sociétés
(IR), qui dépend de la structure juridique
choisie,
- le mode de détermination du bénéfice
imposable : régime de la micro-entreprise,
régime du bénéfice réel
(pour les BIC) ou de la déclaration contrôlée
(pour les BNC), qui dépend, d'une part
de la structure juridique choisie, et d'autre
part de l'importance du chiffre d'affaires susceptible
d'être réalisé.
Les obligations comptables des
jeunes entreprises dépendent du mode de
détermination des bénéfices
applicable.
Pour en savoir plus, se reporter à la partie
du site consacrée au choix du statut juridique
- Conséquences
fiscales .
> La taxe professionnelle
(TP)
C'est un impôt qui contibue au
financement des charges des collectivités
locales. Son taux est donc déterminé
par les collectivités concernées.
A la taxe professionnelle proprement dite, s'ajoutent
trois taxes additionnelles :
- la taxe spéciale d'équipement,
- la taxe perçue au profit des Chambres
de commerce et d'industrie,
- la taxe pour frais de Chambres de métiers.
> La TVA
C'est un impôt "indirect"
sur la consommation, qui atteint, en principe,
tous les biens et services consommés ou
utilisés en France. Les entreprises jouent
un rôle de collecteur d'impôt pour
le compte de l'Etat : elles facturent la TVA à
leurs clients et la reverse ensuite au Trésor,
déduction faite de la TVA payée
sur les achats constitutifs de son prix de revient.
Selon les cas, les entreprises
peuvent également être soumis à
certaines taxes complémentaires : taxe
sur les salaires, taxe d'apprentissage, taxe sur
les véhicules de société...
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| Contrôler
la montée en régime de son entreprise,
en observant un certain nombre de principes de
gestion |
Les études réalisées
sur la création d'entreprise montrent que
parmi les causes de défaillance des entreprises
nouvelles, deux sont particulièrement significatives
:
> l'insuffisance
des capitaux propres, qui rend l'entreprise très
vulnérable en cas de croissance plus rapide
que prévue ou de modifications brutales
par rapport aux prévisions : manque de
fonds de roulement, constitution de stocks trop
importants, allongement des délais de paiement,
défaut de paiement des clients, perte brutale
d'un client...
> des charges
fixes trop élevées par rapport au
chiffre d'affaires, une méconnaissance
des prix de revient, des amortissements, frais
généraux et frais de personnels
trop élevés...
On ne le répètera
donc jamais assez : pour se donner les meilleurs
chances de réussite, il est indispensable
:
- d'observer un minimum de principes
de gestion : limiter les frais fixes, avoir une
parfaite connaissance des prix de revient, surveiller
les postes clients et fournisseurs, les stocks
et les investissements, contrôler l'application
de sa politique commerciale...
- et contrôler en permanence
la réalisation des prévisions par
des outils de gestion adaptés. |
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| Conduire
le développement de son entreprise |
Au bout de quelques mois d'activité,
lorsque l'environnement de l'entreprise est bien
maîtrisé et que la phase de démarrage
est bien entamée, vient l'étape
suivante : le développement de l'entreprise.
Le rôle de chef d'entreprise
prend alors toute sa dimension, puisqu'il lui
appartient de prévoir l'avenir de son affaire
tout en continuant à gérer strictement
le présent.
Sa fonction s'élargit : il doit être
capable de prendre du recul par rapport aux activités
quotidiennes et se mettre en situation de réflexion
sur l'avenir.
Ce travail délicat de réflexion
stratégique le conduira peut-être
:
> à
faire des choix stratégiques : spécialisation,
diversification...
> à
changer de structure juridique : passer par exemple
d'entrepreneur individuel en société
ou de SARL en SAS... les critères de choix
d'un statut peuvent très vite évoluer,
> à
s'associer avec des personnes disposant de compétences
complémentaires... |
|
| Et
puis, réagir rapidement à certaines
difficultés qui surviendront inévitablement
et dont il devra évaluer les conséquences
pour la bonne marche de son entreprise |
Pour savoir plus, cliquez
ici
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