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ENTREPRISES
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Créer
son entreprise - l'idée
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 Tout
projet de création d'entreprise commence
par une idée.
Qu'elle naisse de l'expérience, du savoir-faire,
de la créativité ou d'un simple
concours de circonstance, l'idée prend
souvent la forme d'une intuition ou d'un désir
qui s'approfondit et mature avec le temps.
Il existe une grande variété de
formes d'idées : plus l'idée est
nouvelle, plus il faudra s'interroger sur la capacité
des futurs clients à l'accepter ; plus
elle est banale, plus il conviendra de s'interroger
sur sa réelle utilité par rapport
à l'offre déjà existante
sur le marché. |
| Les
différents types d'idée |
Aucune idée n'a jamais
prouvé sa supériorité sur
une autre dans le domaine de la création
d'entreprise. Une innovation technologique révolutionnaire
n'a pas plus d'atouts au départ que la
saisie d'une simple opportunité commerciale
sur un marché banal.Créer une entreprise
est donc, en quelque sorte, une opération
vérité qui remet les « compteurs
à zéro ».
L'activité connue
Ce type de création peut paraître
a priori le moins risqué : l'idée
est bien maîtrisée car elle correspond
à un métier exercé pendant
plusieurs années. Les « règles
du jeu » sont connues, les compétences
techniques à mettre en ouvre font partie
du savoir-faire, bref, on se sent à l'aise.
En matière de création d'entreprise,
force est de constater que le professionnalisme
du créateur est un facteur de réussite
du projet. Ceux qui créent dans un métier
qu'ils connaissent bien ont généralement
plus de chances de réussir que ceux qui
se risquent dans l'inconnu.
Il convient cependant d'être
prudent. Cette voie d'accès à la
création d'entreprise peut donner un sentiment
de sécurité factice : le professionnel
est expert dans son domaine, mais ne maîtrise
pas forcément les autres facettes du «
métier de créateur » (gestion,
commercialisation...) et ne suit pas toujours
l'évolution de son métier de base.
Il doit également être en mesure
d'appréhender le marché visé
pour pouvoir « faire sa place » face
aux concurrents.
L'idée des autres
Créer une entreprise en recourant aux idées
des autres, nécessite de rester à
l'affût de tout ce qui se passe en France
ou ailleurs en matière de nouveaux produits,
de nouveaux modes de consommation, de nouveaux
concepts marketing : la plupart des magazines
économiques ou spécialisés
en création d'entreprise ont une rubrique
à cet effet.
Il est indispensable également
d'assurer une veille dans les annonces de "recherches
de partenariat", bulletins de "propositions
d'affaires", bourses d'opportunités
(car certains ont le produit ou le savoir-faire
mais manquent de moyens et recherchent un associé).
Les Chambres de Commerce ou de Métiers,
et les autres organismes de développement
économique local , proposent souvent ce
service.
On peut aussi acheter un brevet ou négocier
une licence d'exploitation d'un brevet ou d'une
marque.
Il est enfin possible de signer
un contrat de concession, ou de s'engager dans
un contrat de franchise. La notoriété
et l'ancienneté du concédant ou
du franchiseur, l'existence de son réseau,
apportent (avec les obligations d'information
qui leur sont imposées) un certain gage
de sécurité pour la réussite
de l'entreprise nouvelle.
Il ne faut pas oublier, bien sûr, de questionner
soi-même une ou plusieurs entreprises liées
avec le concédant ou le franchiseur envisagé.
Si toutes ces pistes balisées
ne conviennent pas, il reste alors à rechercher
une idée vraiment nouvelle d'entreprise.
L'opportunité pure
Une opportunité, une bonne occasion,
« l'affaire à ne pas manquer »
peut également se présenter !
Pour déceler une opportunité, il
convient tout d'abord de se mettre dans une disposition
d'esprit favorable, se résumant à
:
> avoir
en permanence l'esprit critique pour juger des
situations commerciales présentes, des
réels mérites des positions acquises,
des lacunes des systèmes établis,
des défauts des produits ou services offerts,
etc.
Bien des nouveaux concepts de produits, de services
ou de prestations sont le fruit d'une remise en
cause ou d'une carence constatée dans l'offre
par rapport aux problèmes rencontrés
dans la vie en général.
> exercer en permanence une
grande curiosité intellectuelle : le monde
change vite et sans répit. Pour en saisir
les opportunités encore faut-il rester
en prise avec lui. Cela nécessite une disponibilité
intellectuelle importante pour s'informer, analyser,
comprendre, anticiper, voire prédire certaines
évolutions. Etre curieux de tout pour détecter
les opportunités.
> faire preuve d'une grande
ouverture d'esprit et savoir accepter les apports
extérieurs, les savoir-faire ou pratiques
différentes qui peuvent ouvrir de nouvelles
possibilités commerciales. Il y a souvent,
dans les autres économies nationales, quelque
chose à transposer ou à adapter
pour en faire un projet commercial en France.
L'application nouvelle
Créer une entreprise à partir d'une
"application nouvelle" consiste à
utiliser une technique, un savoir-faire, un produit
connu en le transposant dans une autre activité,
dans un nouveau contexte ou sur un marché
différent.
Il y a une part d'innovation dans les "applications
nouvelles" et la réaction souhaitée
du consommateur n'est pas toujours certaine. Un
projet de création dans une application
nouvelle est donc plus risqué, mais en
cas de succès la rentabilité est
supérieure, par contre le plagiat y est
alors très rapide.
La période actuelle, empreinte d'une évolution
sociologique rapide des valeurs et des modes de
vie est favorable aux "applications nouvelles".
L'innovation pure
L'innovation pure relève d'un exercice
plus ardu. Créer un nouveau produit, généralement
à fort contenu technologique, entraîne
des besoins importants de capitaux pour passer
à la phase préindustrielle, pour
réaliser une étude de marché,
nécessairement approfondie, et pour attendre
la réponse du marché. Dans ce cas-là,
les risques se cumulent, mais la rentabilité
s'avère normalement bien plus élevée
que dans une activité banale où
la concurrence est souvent très forte. |
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| La
protection de l'idée |
L'idée en soi ne peut
être protégée.
Seule peut être protégée la
forme selon laquelle elle s'exprime : invention,
marque, création littéraire ou artistique...
D'une manière générale,
on appelle propriété intellectuelle,
les droits qui protègent les créations
" issues de l'activité de l'esprit
humain " contre toute appropriation de tiers.
Ces droits se divisent en deux branches :
Les droits d'auteurs
Ils protègent les ouvres de l'esprit
:
- les oeuvres littéraires : thèses,
romans, pièces de théatre...
- les oeuvres d'art : peinture, sculptures, ouvres
d'arts appliqués à l'industrie,
plans d'architectes, photographies'
- les ouvres musicales ou audiovisuelles,
- les logiciels.
Les droits d'auteurs sont attribués
" naturellement ", sans l'accomplissement
de formalités particulières.
Toutefois, il peut être utile, avant de
divulguer sa création à des tiers,
de se préconstituer des preuves pour être
en mesure d'attester que l'on est bien l'auteur
de cette création et faire valoir ainsi,
le jour voulu, ses droits d'auteurs.
Plusieurs procédures sont
possibles :
> Utiliser
l'enveloppe Soleau mise à disposition des
créateurs par l'INPI (Institut national
de la propriété industrielle).
> Déposer un document
retranscrivant l'idée auprès de
la SGDL (Société des gens de lettres).
> Faire établir un
constat d'huissier ou un acte notarié,
ou s'adresser, soi-même, un pli recommandé
qui ne sera pas ouvert lors de la réception
> Utiliser un service de dépôt
en ligne, proposé, par exemple, par la
SGDL (Société des gens de lettres):
http://www.cleo-sgdl.org,
ou par CyberProtec: http://www.cyberprotec.com
Les droits de propriété industrielle
Ils se répartissent en deux catégories
:
- les droits sur les créations nouvelles,
qu'il s'agisse de créations à caractère
utilitaire (brevets d'invention) ou à caractère
ornemental (dessins et modèles),
- les droits sur les signes distinctifs : marques,
appellations d'origine, indications de provenance.
Les droits de propriété
industrielle, contrairement aux droits d'auteur,
nécessitent l'accomplissement de formalités
particulières auprès de l'INPI -
Institut nationale de la propriété
industrielle -
> La
protection d'une invention s'obtient
par la délivrance d'un brevet ou d'un certificat
d'utilité.
Pour être brevetable, l'invention doit répondre
à 3 critères :
- elle doit présenter un caractère
absolu de nouveauté : elle ne doit jamais
avoir été divulguée au public,
- elle ne doit pas découler d'une manière
évidente de l'état de la technique
; en d'autres termes, elle doit faire preuve d'une
activité inventive, c'est pourquoi il convient
d'effectuer une recherche d'antériorité
sur l'invention avant de déposer une brevet,
- elle doit être susceptible d'application
industrielle.
> Le
dépôt d'une marque peut
être réalisé par toute entreprise,
quelle que soit sa forme, ou toute personne physique.
Il peut s'agir d'une marque de fabrique, de commerce
ou de service, ou tout simplement du nom de l'entreprise
s'il est suffisamment original et non encore utilisé
par une autre entreprise concurrente.
Peuvent faire l'objet d'un dépôt
de marque auprès de l'INPI, à condition
qu'ils soient distinctifs et suffisamment originaux
:
- un signe verbal, qui peut s'écrire ou
se prononcer : nom, mots, lettres, chiffres, sigles,
slogans...
- un signe figuratif : dessins, logos, hologrammes,
reliefs... mais aussi des formes, nuances précises
ou combinaisons de couleurs...
- un signe sonore : sons, phrases musicales pouvant
être matériellement traduits.
> Les
dessins et modèles peuvent également
faire l'objet d'un dépôt. Désormais,
la protection d'un dessin ou d'un modèle
peut s'acquérir par l'enregistrement, et
non seulement, du fait de sa création.
Deux systèmes coexistent donc, la protection
des dessins et modèles par les droits d'auteurs
et par l'enregistrement à l'INPI.
La protection des dessins et modèles s'applique
à l'apparence d'un produit ou d'une partie
d'un produit ainsi qu'à son ornement, caractérisée
en particulier par ses lignes, ses contours, ses
couleurs, sa forme, sa texture ou ses matériaux.
Pour bénéficier de la protection
:
- le dessin ou modèle doit être nouveau,
c'est à dire qu'il ne doit pas être
identique ou quasi-identique à un dessin
ou modèle divulgué au public antérieurement,
- il doit présenter un caractère
propre, c'est à dire susciter chez l'observateur
averti une impression visuelle d'ensemble différente
de celle suscitée par toute création
divulguée antérieurement. |
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| Définir
l'idée |
Quelle que soit son origine,
l'idée ne représente au départ
rien de bien concret.
Pour passer à un projet réaliste,
la première chose à faire est de
bien la définir, c'est à dire se
forcer à la résumer en quelques
lignes précises, concises et fortes.
Cet exercice va permettre de coucher sur le papier
cette fameuse idée, d'arriver à
en cerner clairement les différents aspects
en évoquant :
- les caractéristiques du produit ou du
service envisagé,
- son utilité, son usage, les performances
prévues,
- les grands principes de fonctionnement de l'entreprise
à créer.
A ce stade de la réflexion,
il faut s'efforcer de prendre conscience des «
moins » (faiblesses, lacunes) du produit
ou du service proposé, mais aussi, a contrario,
des « plus » (caractère novateur
ou spécifique) et de ses avantages concurrentiels.
Pour vous aider dans cette démarche,
téléchargez le guide de l'APCE intitulé
"Valider
son idée de création d'entreprise".
Pour savoir plus, cliquez
ici
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